Depuis le début du XXe siècle, le rythme de la disparition des espèces a été multiplié par 100, et atteint aujourd’hui des taux 1.000 fois supérieurs à la normale. Il s’agit de la disparition au cours des dernières décennies, de plusieurs espèces d’oiseaux.
L’annonce de ce véritable avicide de masse vient d’être faite au cours d’une étude publiée dans la revue Biological. Des travaux menés par une équipe de chercheurs de BirdLife International, une ONG de protection des oiseaux basée à Cambridge, au Royaume-Uni.
"Notre étude montre que les extinctions se poursuivent et s'accélèrent aujourd’hui", alerte le directeur scientifique de BirdLife International, Stuart Butchart. "Nos preuves montrent qu’il existe une vague croissante d’extinction qui déferle sur le continent, poussées par la perte d’habitat due à l’agriculture intensive, le drainage et l’exploitation des forêts", détaille le chercheur.
les chercheurs ont abouti à la conclusion que neuf des 61 espèces étudiées mériteraient d’être reclassées sur la liste rouge de l’UICN. Parmi elles, on compte Cichlocolaptes mazarbarnetti : l’Anabate cryptique, Philydor novaesi : l’Anabate d’Alagoas, ou encore Melamprosops phaeosoma : le Po-o-uli masqué. Trois espèces qui devraient désormais être considérées comme définitivement éteintes.